13 août
Ce matin en quittant Oka, nous délaissons l'autoroute 50 et partons par les routes 344 et 418 qui passent par des petites villes et de grands champs de culture que nous découvrons à vitesse réduite.
Nous traversons le territoire Mohawk de Kanesatake. La rue principale est une enfilade de boutiques de cigarettes et de cannabis où la vente est hors taxes, ce qui attirent une grande clientèle.
Nous nous arrêtons ensuite au lieu historique du Canal-de Carillon. Le premier canal a été creusé au pic et à la pelle de 1829 à 1833 et a contribué au transport du bois sur la rivière des Outaouais et au commerce entre Montréal, Ottawa et Kingston. En 1843, la maison du collecteur fut construite et ses murs d’un mètre d’épaisseur laisse croire qu’elle avait aussi une fonction de défense militaire.
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| La msison du collecteur |
Nous allons à Calumet pour visiter l’ancienne gare, mais elle n’est pas visitable. Donc, nous continuons notre route jusqu’à Montebello. A l’Information touristique, l’employé nous dit qu’en empruntant le sentier voisin, nous pouvons aller visiter le château Montebello. Ça nous intéresse et nous nous y rendons en suivant les indications le long du sentier, impossible de se tromper. Sa construction débuta en 1930 et tous les bâtiments furent érigés, en bois de cèdre rouge, en quatre mois par 800 ouvriers, sous la gouverne du maître d’œuvre Victor Nymark, originaire de la Finlande; un tour de force pour cette époque. Qui visite le château tombe sous son charme et rêve d’y séjourner. Ce fut le cas pour nous aussi, mais tant de beauté a un prix et ce sera le camping pour nous.
Nous continuons notre route jusqu’à Ottawa pour aller visiter nos amis Lyne et Vincent. Nous n’avons pas le choix, il faut passer par la route 50 ouest, souvent à une seule voix et toujours très stressante.
Avec nos amis, nous nous rendons au centre-ville. Lyne nous fait quelques suggestions et nous décidons de nous rendre à la Pointe Kìwekì, mot qui signifie « retour à la terre natale ». Elle rend hommage aux lieux, à la rivière Kichi Zibi (rivière des Outaouais) et au territoire qui préservent l’intégrité de la culture de la Nation algonquine anishinabée.
En marchant le long de la promenade, nous apercevons le magnifique Château Laurier, le canal Rideau et ses écluses et au loin le Parlement qui est toujours en rénovation.
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| Le Château Laurier |
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| Les écluses du canal Rideau |
Après avoir traversé une écluse, nous nous arrêtons au Musée Bytown sur le bord de l’eau. Moi, qui adore les musées, je suis servie à souhait, il y a tant d’histoires racontées dans le musée. Le musée est le plus ancien édifice d’Ottawa et il servit de bureau de la trésorerie pendant la construction du canal Rideau de 1826 à 1832 sous la direction du lieutenant-colonel John By. De là le nom « Bytown ». Depuis des milliers d’années, le peuple algonquin vivait et chassait sur le territoire entourant la Kichi Sibi (la grande rivière). Le premier contact des Anishinàbe avec les Européens dans cette région eut lieu en 1613 lorsque Samuel de Champlain a tenté de parcourir la rivière à la recherche d’une route navigable entre l’Europe et l’Asie. Il était pas mal mêlé ce cher Samuel.
En moins de 30 ans,
Bytown est devenue la ville d’Ottawa, aujourd’hui la capitale du Canada.
La ville a subi un
grave incendie en 1900 qui a détruit les deux tiers de Hull, des moulins et une
grande partie des plaines LeBreton, jetant 15,000 personnes à la rue. Puis, en février
1916 c’est le Parlement qui brûle. Le premier ministre Robert Borden se trouve dans
l’un des bureaux et s’échappe à quatre pattes dans les couloirs.
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| Parc des Rapides-Remic |
Après avoir marché plus de 10,000 pas, nous retournons chez Lyne et Sylvain qui nous cuisinent un excellent souper bien arrosé.
14 août
Ce matin, nous prenons la route pour la maison. Nous choisissons d’éviter la route 401 et partons par la 417 puis la 7 qui nous fait traverser de jolies petites villes, des forêts et, comble, de bonheur il y a peu de circulation.
Le bonheur n’est jamais parfait, sur la route 412 au nord de Whitby, Serge a le pied trop pesant à mon goût et roule à 140 km/h, la limite étant de 100 km/h. J’ai peur, je crie, il n’y a rien à faire. Alors tous ceux qui lui ont dit de conduire prudemment, vous devrez trouver d’autres arguments pour le convaincre.
Heureusement, nous sommes arrivés sain et sauf et j’ai mis plusieurs heures à me remettre de mes émotions.












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