vendredi 14 août 2026

13, 14 août, Oka, Ottawa, Whitby

13 août

Ce matin en quittant Oka, nous délaissons l'autoroute 50 et partons par les routes 344 et 418 qui passent par des petites villes et de grands champs de culture que nous découvrons à vitesse réduite.

Nous traversons le territoire Mohawk de Kanesatake. La rue principale est une enfilade de boutiques de cigarettes et de cannabis où la vente est hors taxes, ce qui attirent une grande clientèle.

Nous nous arrêtons ensuite au lieu historique du Canal-de Carillon. Le premier canal a été creusé au pic et à la pelle de 1829 à 1833 et a contribué au transport du bois sur la rivière des Outaouais et au commerce entre Montréal, Ottawa et Kingston.  En 1843, la maison du collecteur fut construite et ses murs d’un mètre d’épaisseur laisse croire qu’elle avait aussi une fonction de défense militaire.

La msison du collecteur

Nous allons à Calumet pour visiter l’ancienne gare, mais elle n’est pas visitable. Donc, nous continuons notre route jusqu’à Montebello. A l’Information touristique, l’employé nous dit qu’en empruntant le sentier voisin, nous pouvons aller visiter le château Montebello. Ça nous intéresse et nous nous y rendons en suivant les indications le long du sentier, impossible de se tromper. Sa construction débuta en 1930 et tous les bâtiments furent érigés, en bois de cèdre rouge, en quatre mois par 800 ouvriers, sous la gouverne du maître d’œuvre Victor Nymark, originaire de la Finlande; un tour de force pour cette époque. Qui visite le château tombe sous son charme et rêve d’y séjourner. Ce fut le cas pour nous aussi, mais tant de beauté a un prix et ce sera le camping pour nous.



  

Nous continuons notre route jusqu’à Ottawa pour aller visiter nos amis Lyne et Vincent. Nous n’avons pas le choix, il faut passer par la route 50 ouest, souvent à une seule voix et toujours très stressante.

Avec nos amis, nous nous rendons au centre-ville. Lyne nous fait quelques suggestions et nous décidons de nous rendre à la Pointe Kìwekì, mot qui signifie « retour à la terre natale ». Elle rend hommage aux lieux, à la rivière Kichi Zibi (rivière des Outaouais) et au territoire qui préservent l’intégrité de la culture de la Nation algonquine anishinabée.



En marchant le long de la promenade, nous apercevons le magnifique Château Laurier, le canal Rideau et ses écluses et au loin le Parlement qui est toujours en rénovation.

Le Château Laurier
 
Les écluses du canal Rideau

Après avoir traversé une écluse, nous nous arrêtons au Musée Bytown sur le bord de l’eau. Moi, qui adore les musées, je suis servie à souhait, il y a tant d’histoires racontées dans le musée. Le musée est le plus ancien édifice d’Ottawa et il servit de bureau de la trésorerie pendant la construction du canal Rideau de 1826 à 1832 sous la direction du lieutenant-colonel John By. De là le nom « Bytown ». Depuis des milliers d’années, le peuple algonquin vivait et chassait sur le territoire entourant la Kichi Sibi (la grande rivière). Le premier contact des Anishinàbe avec les Européens dans cette région eut lieu en 1613 lorsque Samuel de Champlain a tenté de parcourir la rivière à la recherche d’une route navigable entre l’Europe et l’Asie.  Il était pas mal mêlé ce cher Samuel.

En moins de 30 ans, Bytown est devenue la ville d’Ottawa, aujourd’hui la capitale du Canada.

La ville a subi un grave incendie en 1900 qui a détruit les deux tiers de Hull, des moulins et une grande partie des plaines LeBreton, jetant 15,000 personnes à la rue. Puis, en février 1916 c’est le Parlement qui brûle. Le premier ministre Robert Borden se trouve dans l’un des bureaux et s’échappe à quatre pattes dans les couloirs.

 

Parc des Rapides-Remic 

Après avoir marché plus de 10,000 pas, nous retournons chez Lyne et Sylvain qui nous cuisinent un excellent souper bien arrosé.

14 août

Ce matin, nous prenons la route pour la maison. Nous choisissons d’éviter la route 401 et partons par la 417 puis la 7 qui nous fait traverser de jolies petites villes, des forêts et, comble, de bonheur il y a peu de circulation.

Le bonheur n’est jamais parfait, sur la route 412 au nord de Whitby, Serge a le pied trop pesant à mon goût et roule à 140 km/h, la limite étant de 100 km/h. J’ai peur, je crie, il n’y a rien à faire.  Alors tous ceux qui lui ont dit de conduire prudemment, vous devrez trouver d’autres arguments pour le convaincre.

Heureusement, nous sommes arrivés sain et sauf et j’ai mis plusieurs heures à me remettre de mes émotions.

mercredi 12 août 2026

12 août, St-Eustache

Ce matin, nous allons marcher pendant 1h30 le long du sentier de la Grande Baie dans le parc d'Oka. Le sentier se trouve à l'extrémité est du parc, que l'on atteint par le Chemin des Collines, à 5 kms du camping. Donc nous y  allons avec le VR. Une belle piste cyclable longe le chemin, les amateurs de vélo sont bien servis dans le parc.

La passerelle de la Grande Baie
  

J'aurais dû apporter mon bâton de marche et m'habiller en long car les moustiques sont sur le pied de guerre.
  


Nous allons ensuite découvrir St-Eustache.

Premier arrêt, le restaurant Krokos car Serge voulait manger des crêpes ... encore. J'avais commandé une crêpe au babeurre et j'ai eu des pancakes. J'aurais dû les refuser car c'était énorme et je n'ai pas aimé la texture.
 

2e arrêt, le moulin Légaré, construit à l'époque des seigneuries en 1762, il est entouré de la maison du meunier. Au début du 20e siècle, il a été racheté par la famille Légaré et appartient maintenant à la ville de St-Eustache. Il est encore en usage.
 
La maison du meunier
  
Le meunier à l'oeuvre 

Pour digérer les pancakes et les crêpes nous marchons un peu autour du moulin et de la rivière où les canards s'en donnent à coeur joie.
 

  

 

De l'autre côté de la rue se trouve le manoir Globensky, construit en 1861. Aujourd'hui, propriété de la ville, le manoir loge la maison de la culture et du patrimoine.
 

3e arrêt, un marché fruits et légumes. Serge veut acheter des raisins. Il revient avec des raisins rouges et verts, du maïs, des tomates et des pommes. Il n'y a plus d'espace libre dans le VR.

La pluie commence à 15h et se poursuit jusque dans la nuit. Donc, pas de douche ce soir, surtout que les douches se trouvent dans le secteur voisin du nôtre. C'est soirée cinéma ce soir, après avoir mangé les blés d'inde. Il fallait bien, ils n'entraient pas dans le frigo.

mardi 11 août 2026

11 août, Oka

Nos vacances d'été achèvent. Nous quittons Verdun ce matin en disant "au revoir" à Johanne, Renaud, Jacynthe et ses enfants. Nous nous reverrons à la fin octobre lorsque nous reviendrons pour le spectacle "Félix, je me souviens" au Théâtre St-Denis.  Nous affrontons le lourd  trafic de la 15 nord, de la 20 ouest, de la 13 nord pour enfin prendre la route 640 peu achalandée jusqu'à Oka.

Nous nous arrêtons au magasin de l'abbaye d'Oka où nous achetons du fromage Oka, du miel et des saucisses de canard. Plus aucun moine n'habite l'abbaye, les derniers ont déménagé à l'abbaye Val Notre-Dame à St-Jean-de-Mata en 2009. En 1917, il y avait la fromagerie et la beurrerie. Puis entre 1912 et 1924, les moines fabriquaient du miel, des chandelles et du savon. L'abbaye comptait 70 moines trappistes dans les années 1930.

Nous allons ensuite au verger Labonté de la pomme, toujours à Oka. En plus de produire de délicieux cidres de pomme, il y a la Cabane de la pomme où ils accueillent des groupes et offrent un menu gourmand tout au long de l'année. Ça donne le goût d'y aller.
 


 

Nous nous installons pour deux nuits au camping du Parc national d'Oka, sur le site 38 dans le secteur des Dunes. Les sites sont grands, boisés et paisibles. Il y a plusieurs secteurs offrant des tentes prêt-à-camper pour 4 ou 6 personnes.
 

La plage sur le bord du lac des Deux-Montagnes est immense mais il faut s'y rendre en voiture. Nous avons choisi de nous y rendre à pied et de marcher le long de la promenade en bois, ce qui nous a pris 1h15 aller-retour.

Petit souper léger ce soir, croquettes de saumon avec petites patates et oignon rouge que nous mangeons au coin du feu. 


dimanche 9 août 2026

9, 10 août Montréal

9 août 

Nous avons passé la nuit stationnés dans l'entrée de la maison de Claire et Claude à Charlesbourg Ouest (maintenant Québec). Ils sont revenus de leur voyage à Terre-Neuve tard hier soir. Malgré cela, à 7h00 ils viennent nous offrir de déjeuner avec eux. Une belle occasion de se raconter nos voyages récents.

Nous partons à 8h00 et en 15 minutes nous avons traversé le pont Pierre-Laporte et rejoint l'autoroute 20 ouest. C'est un exploit qui se produit seulement le dimanche matin.

Prochaine étape, nous rendre à  Verdun, quartier de Montréal. Johanne, la soeur de Serge, nous a donné les instructions pour éviter les routes barrées, soit prendre la sortie 98 sur la route 20. Google Maps est d'accord avec elle et le GPS est dans le champ. Google Maps est toujours plus précis pour éviter les routes fermées et les ralentissements majeurs. Il nous fait prendre la sortie 61, toujours en désaccord avec le GPS, ce qui s'avère la meilleure option selon Renaud.

Nous avions acheté, il y a quelques mois, des billets pour aller voir la parodie musicale TITANIQUE, avec des chansons de Céline Dion. Nous prenons donc le métro en début d'après-midi, pour nous nous rendre au Théâtre St-Denis. Il fait très chaud aujourd'hui et encore plus dans le métro, on a hâte de se réfugier au frais à l'intérieur du théâtre. Comble de malheur, c'est même trop frais, on a gelé tout le long du spectacle.

Malgré tout, on a bien aimé le spectacle. Véronique Claveau personnifie très bien Céline Dion et nous raconte l'histoire du Titanique. Notre coup de coeur est Guillaume Borys, le chanteur, acteur, danseur qui personnifie Jack, l'amoureux de Rose.
 
Céline Dion au centre

Jack et Rose
 

Au moment de la chanson finale, Johanne et moi, nous nous précipitons vers la sortie pour aller aux toilettes. Heureusement pour nous, car à la sortie il y a une très très longue file de femmes faisant le pied de grue.

En sortant du théâtre, nous voyons une affiche annonçant le spectacle hommage, "Félix, je me souviens" en octobre. Ça nous tente. Donc au retour à Verdun, j'achète 4 billets pour le spectacle du 24 octobre. Nous serons donc de retour à Montréal dans deux mois.

10 août
Petite journée chaude et tranquille à Verdun aujourd'hui. Je vais marcher avec Renaud pendant 1h30 sur le bord du fleuve avant que la chaleur nous accable.

Pendant ce temps les enfants de Jonathan et Jacynthe installent une table devant la maison pour vendre de la limonade. Ils ont eu seulement 5 ou 6 clients. Ils n'ont pas persévéré longtemps, car ils avaient chaud et voulaient aller se baigner.
  
En bas, Johanne et Renaud 
En haut, Jonathan et sa famille

Serge voulait aller manger des crêpes alors on va à la Crêperie Spanel près du marché Atwater. Les crêpes étaient excellentes mais le service extrêmement lent.

Demain nous partons pour le parc national d'Oka. 

8 août Île d'Orléans

Aujourd'hui nous passons la journée avec notre cousine Lise. Elle a vendu sa belle maison à Orsainville il y a quelques mois et habite maintenant un beau grand condo à Charlesbourg. Nous partons tous les trois pour l'île d'Orléans, un lieu de mon enfance qui m'est cher. J'y fus pensionnaire de 6 à 11 ans.

Nous nous arrêtons au kiosque de la ferme Létourneau à Ste-Famille pour acheter de la gelée de concombre, dont je rafolle. On ne peut résister à autant de beaux produits offerts et on repart avec, en plus, du sirop d'érable, des cornets à l'érable et une tarte à l'érable.
 

 
Le beau sourire de Clémence 

Prochain arrêt, la Midinette à St-Jean, qui est la boulangerie du village où nous achetons un pain aux olives. On en profite pour aller visiter le 2e étage et on découvre que nous sommes dans le vieux presbytère datant de 1879.
  

 
Là-haut les lieux du presbytère 


Tous ces achats nous donnent faim et nous nous arrêtons au casse-croûte Roquette à St-Laurent, près de l'église,  où règne une ambiance coloré et pleine de vie. Le menu sort de l'ordinaire et tout est délicieux.
 

    



Pour faire un peu d'exercice, nous allons marcher sur le bord du quai et près du couvent de mon enfance. Je me revois jouant dans la cour et dormant dans le dortoir sous les lucarnes au dernier étage.

Après un autre arrêt "produits locaux", nous nous rendons à l'espace Félix Leclerc à St-Pierre, qui nous plonge dans l'univers de notre cher Félix. Felix a défriché les voies de la chanson québécoise. Il aspirait à devenir dramaturge et écrivain et, heureusement pour nous, le succès instantanée qu'il a connu en France, au début des années 1950, nous a fait découvrir le chanteur exceptionnel à la voix chaude que tout le monde aime. Qui n'a pas fredonné "Moi mes souliers ont beaucoup voyagé..."
 
Espace Félix Leclerc 
  
Félix Leclerc, dans ses jeunes années 

Puis, nous retournons terminer la journée chez Lise, y souper et passer du bon temps sur la terrasse sur le toit de son édifice à condos.
 

 

vendredi 7 août 2026

7 août, Québec

 Nous quittons la Chûte-à-l'Ours ce matin après avoir fait nos adieux à Gilles, en promettant de se revoir bientôt lors d'une rencontre de la famille Hamel. Nous avons 4 heures de route pour nous rendre à Québec, notre plus long parcours du voyage.

Nous faisons un arrêt à la Maison du Bleuet à St-Félicien pour faire quelques achats, mais je ne trouve pas les petits ours en céramique que Louise avait devant sa roulotte. Il paraît que ça s'est vendu très rapidement et je peux comprendre.

Le long de la route 175, il n'y a qu'un endroit pour aller manger, pique-niquer ou prendre de l'essence et c'est à l'Étape. Évidemment à midi, il y a foule à l'intérieur comme dans le stationnement. Serge trouve un petit coin pour stationner notre VR et on peut dîner en toute tranquillité à l'intérieur. Encore là on apprécie d'avoir un petit véhicule de 18 pieds.

Nous allons rejoindre notre amie Danielle chez elle à Charlesbourg. Naturellement, nous avons bien des choses à se raconter, les vacances, les voyages, les enfants. 

Finalement nous partons vers 16h00 pour aller dans le Vieux-Québec où les Fêtes de la Nouvelle-France bat son plein en cette journée très chaude. Nous déambulons dans les rues au hasard, attirés par la musique, les exposants et les personnages en costumes d'époque. 
 
 
 




    
Souvenir pour Thierry, l'entrée 
du Séminaire de Québec 

Nous nous installons à l'ombre à la jolie terrasse de Alphonse Cuisine pour souper et tout près un musicien joue des chansons françaises à l'accordéon.  De la bonne nourriture,  une atmosphère festive et de la conversation agréable, voilà ce qui termine bien cette journée.